When the Lights Go Out

De la musique, du cinéma, des rencontres, des endroits, des lectures ; tout ce dont on se rappelle quand on ferme les yeux.

29 octobre 2006

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24 octobre 2006

Sacha Baron Cohen

Ce nom ne vous dit rien et pourtant vous ne connaissez que lui. Vous vous demandiez déjà qui était ce faux rappeur/DJ après l'avoir aperçu dans le clip "Music" de Madonna, en 2000. Et maintenant qu'on ne parle que de ce journaliste kazakh qui aurait fait une virée aux Etats-Unis pour promouvoir son pays, vous vous dîtes qu'il y a comme un truc...

SBC

Comment cet ancien militant du Habonim Dror (mouvement de gauche qui oeuvre entre autres pour la paix entre Israéliens et Palestiniens), qui a fait sa thèse à Cambridge sur les activistes des droits civiques aux Etats-Unis dans les années '60 et les liens qui unissaient les communautés juives et noires, et qui a passé un an dans un kibboutz en Israël pour mettre en pratique ses idées socialistes a pu se transformer en ces immondes personnages que sont Bruno, le fashion policier autrichien, Ali G le DJ et Borat le journaliste kazakh ?

Tout commence à Cambridge, où il poursuit des études d'histoire, mais fait surtout partie de la prestigieuse troupe de théâtre Cambridge Footlights ; il commence par jouer au théâtre et fini à la télévision, sur Paramount Comedy Channel, où il joue des sketches de quelques minutes.

C'est là qu'il va créer et développer ses personnages : Ali G, le rappeur blanc qui se prend pour un Jamaïcain et qui interviewe les hommes politiques et les peoples de manière irrévérencieuse, ou encore Borat, le journaliste sexiste et antisémite.

La force de Sacha Baron Cohen, c'est qu'il ne s'arrête jamais. Là où n'importe quel acteur retrouve son vrai "moi" en quittant les plateaux, lui assume ses rôles entièrement, jusqu'à déranger (parfois jusqu'à la nausée).

CANAL -

J'ai râté l'apparition du forcené dans Le Grand Journal, donc je n'ai pas pu constater de visu le malaise qu'il a créé, mais d'imaginer qu'il a fallu que Denisot rappelle toutes les cinq minutes que c'était un sketch démontre à quel point les artistes se font de plus en plus rares, de nos jours. Canal plus n'est plus, c'est officiel. Dommage pour la télévision française.

Quand un mec comme Joey Starr sort dans une interview que Sarkozy ferait mieux de tenir sa femme et alors il tiendra la France, il n'y a personne qui bronche. Quant Arno Klarsfeld dit que tous les Palestiniens sont des terroristes, on écoute en bâillant, sans réagir.

Mais quand un personnage comme Borat déboule dans une émission et refuse de parler à une journaliste parce que chez lui, les femmes doivent se tenir à dix mètres derrière leur mari, ou qu'il offre fièrement des poils pubiens au présentateur ou encore qu'il explique qu'il faut éliminer les Juifs parce qu'ils sont responsables du 11 septembre, alors là, c'est l'émoi, il faut expliquer au télespectateur que c'est pour "rire".

Qu'on aime ou qu'on déteste les personnages incarnés par Sacha Baron Cohen (personnellement, je les déteste), on ne peut que saluer le brio et la force qu'il déploie pour s'imposer de telle manière à nos media formatés. Il a cette force de caractère que seuls ont les hommes et femmes politiques, qui en imposent et qui arrivent à imposer leur point de vue, leur message, sans être contredits ou peu, pour la forme.

Man on the Moon

Alors bien sûr, il n'y a aucun message pour l'instant chez Sacha Baron Cohen mais la démarche artistique rappelle étrangement celle d'un certain Andy Kaufman, qui avait une haine viscérale pour la télévision, pour les sit-coms et qui refusait d'être pris pour un comique car il se considérait un artiste à part entière. En son temps (les années '70), il avait créé une galerie de personnages plus dérangeants les uns que les autres et tout le monde se faisait avoir par ses "coups" (il en était bien souvent la première des victimes, d'ailleurs, puisque toutes les portes se sont refermées devant lui).

Sacha Baron Cohen nous réserve bien des surprises et, au vu de son curriculum, quant à moi, je suis rassuré. Je ne sais pas si j'irai voir BORAT : Cultural Learning of America for Make Benefit of Glorious Nation of Kazakhstan, qui sort le 15 novembre en France, mais je sais que de tout temps nous avons eu besoin de clowns et que celui-ci vaut vraiment le détour, malgré le dégoût que peuvent inspirer ses différents personnages.

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18 octobre 2006

BUBBLE

Poup_e

Aux Etats-Unis, il y a les réalisateurs qui tournent des blockbusters, et il y a ceux qui tournent des films indépendants. Et puis il y a Steven Soderbergh (il y en a sûrement d'autres, hein, je peux me tromper).

Lui, alors qu'il venait de cartonner avec Hors d'atteinte, Erin Brockovich, Traffic et Ocean's Eleven, il se lançait dans Full Frontal où il explorait les différentes strates de la fiction. Et aujourd'hui, après Solaris et Ocean's Twelve, il remet ça en allant filmer ce fait divers au fin fond de l'Ohio en embauchant des acteurs amateurs sur place et en tournant chez eux pour minimiser les coûts de production.

Kyle, la vingtaine, et Martha, la quarantaine, sont collègues dans une usine de fabrication de poupée. Ils sont pauvres et ça se voit. Ils n'ont pas d'avenir et ça suinte à l'écran. Ils n'ont aucune aspiration dans la vie et c'est pas cool. On suit leur quotidien pendant une vingtaine de minutes qui paraît une éternité.

Un jour, Rose, une jeune maman, est embauchée et Martha la voit d'un mauvais oeil. La tension monte, monte, et là...

Ce film est tout simplement hallucinant. Ce n'est même pas un film, c'est une expérience. Il est aussi beau que chiant, angoissant que terrifiant. A l'heure où nous sommes inondés de toutes parts par des films d'horreur de pacotille, Bubble dérange, crée le malaise, glace avec beaucoup plus d'efficacité que n'importe lequel d'entre eux (je suis prêt à prendre les paris).

Parler de Bubble est un exercice difficile. Il n'a rien pour lui. La musique n'est pas terrible, les acteurs sont inconnus (et pourtant excellents), les dialogues sont navrants (-ça va ? -ouais, et toi ? - moi, ça va), et pourtant c'est un film magnifique. C'est comme d'assister à une épiphanie.

Alors que les documentaires gagnent de plus en plus de public, ce film - une fiction, donc - apporte lui aussi sont lot de révélation sur une société qui va mal, qu'on ne peut pas voir mais surtout qu'on ne veut pas voir.

Merci, donc, à Steven Soderbergh, pour son coup de projecteur salutaire et éclairé, et désolé (à l'auteur et aux lecteurs-lectrices de ce post) d'avoir fait l'impasse sur dix minutes du film mais c'était trop insoutenable. C'est pas terrible et pas très courageux, mais ça prouve une chose, ce film a une force de frappe hors du commun !

De plus, il se joue encore ici.

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14 octobre 2006

BRICK

brique

The Brick and The Brock

En 1996, Rian Craig Johnson a 23 ans et un diplôme de fac de ciné en poche : il ne perd pas une seconde et décide de s'attaquer à son premier scénario. Grand fan de Raymond Chandler et de Dashiell Hammett, il veut écrire un film noir (polar en français) mais pour mieux coller au style des maîtres du genre (et aussi parce qu'il n'a pas de logiciel scénaristique et qu'écrire sur word un scénario devient vite une véritable torture), il se tourne vers l'écriture d'une nouvelle.
Ecrite à la première personne, cette première ébauche qui ne sera presque pas retouchée (hormis quelques dialogues et surtout le titre, raccourci car The Brick and The Brock était jugé détestable par ses collaborateurs) devient presque dix ans plus tard un film transgenre, où les années 40 et 90 se télescopent et se rencontrent sur le terrain du teen-movie.

Not another teen-movie

Pourtant, Brick est tout sauf un teen-movie : si les protagonistes vont au lycée, on ne les voit jamais en cours, on ne les voit jamais faire du sport ni danser au bal de fin d'année. Ils errent dans des couloirs déserts, ne vivent pas au rythme des sonneries et se retrouvent de préférence à la nuit tombée. Au lycée de San Clemente, en Californie, le soleil ne brille jamais, il se tient derrière les nuages ou, au mieux, se couche.

Film Noir

C'est donc à un véritable policier auquel on a affaire ici. La galerie de personnages atteste de l'attachement presque académique au genre. Le privé ; il porte en lui une profonde blessure qui le rend obsessionnel, froid et diablement attachant (joué par Joseph Gordon-Levitt, acteur hors-du-commun-au-talent-immense révélé en 2004 par son rôle dans Mysterious Skin). La femme fatale ; sublime, aguicheuse, double-jeu et folle amoureuse du héros (Nora Zehetner, qu'on a très envie de revoir au plus vite). L'indic ; il sait tout, c'est à la fois l'acolyte et l'admirateur du privé. Le caïd ; on ne parle que de lui, mais personne ne sait qui il est ni à quoi il ressemble. Le flic ; joué par Shaft himself (pas Samuel L Jackson, non : Richard Roundtree, le Shaft de 1971), qui hausse le ton et menace le privé après avoir essayé de se le mettre dans la poche.

L'histoire

Le film s'ouvre sur une Ophélie gisant morte dans un cours d'eau. Brendan, qui ne vivait que pour elle, va se lancer à tombeau ouvert dans la quête de l'assassin qui le mènera dans le monde sous-terrain de sa paisible ville. Petites frappes, brute épaisse, garce manipulatrice, entretien musclé avec le proviseur ("le flic") : sa descente aux enfers -typique du genre- l'amènera à découvrir l'horrible vérité, mais aura-t-il droit au salut final ?

J'ai plus de repères

Tous les personnages à l'exception du proviseur sont des ados, pourtant catapultés dans un monde adulte, sans réels repères. Comme lors de ce goûter où le bon, la brute et le truand se retrouvent en surface autour d'un jus de pomme après une scène lynchienne en sous-sol, d'une rare violence. Le montage en flashbacks ajoute encore à la confusion et à la perte de repères. Ce n'est pas un hasard, d'ailleurs, si l'on voit le héros passer son temps à regarder l'heure, en une vaine tentative de maîtriser le cours des événements. Et s'il semble toujours se tirer d'affaire, ce n'est qu'en apparence, car il ne peut échapper à son sort.

J'ai oublié de vous dire

Enfin, on ne peut pas évoquer Brick sans parler des dialogues, délicieusement surannés, qui sortent comme par magie de la bouche d'ados des années 2000, ni de la photographie, qui fait plus penser à la noirceur de Blue Velvet qu'à la fraîcheur de Virgin Suicides.
Noirceur, désespoir, froideur : c'est du film noir, on ne le programme plus nulle part, mais il reste toujours le DVD en import ou très certainement plus près de chez nous dès mars prochain, si vous pouvez tenir jusque là et si je ne me suis pas gourré dans mes calculs.

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11 octobre 2006

Encore de la musique, mais avec des images

Je vous ai fait croire que je me contenterai de critiques et voilà que je commence déjà à sortir les vidéos maisons. Eh, ça vous dit un petit film de vacances ?

Bon, d'un autre côté, ça m'est tombé dessus, comme ça sans prévenir, mon pruneau a dansé comme un dingue et ça m'a donné envie de faire de la musique avec mon pici et avec ma guitare (celle dont j'arrive pas à sortir de sons mélodieux et aériens et c'est pourquoi j'ai toute une batterie d'effets derrière).

Alors voilà, c'est tout de suite en appuyant sur play, c'est un peu long, mais ça fait du bien.

Posté par A Dude à 21:45 - Vingt-quatre ips - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 octobre 2006

Good News For People Who Love Bad News

Crevé(é), éreinté(e) par votre journé(e) ?

Un petit coup de Modest Mouse et ça repart :

Posté par A Dude à 17:04 - Tourne-disque - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2006

Un peu de musique

J'en reparle très bientôt, mais d'abord, faut écouter.

Edit du 8 octobre au soir :

Vous connaissez The Strokes, The White Stripes, The Raptures, The Hives, The Vines, vous connaissez leur fougue, leur énergie et leurs mélodies accrocheuses. Vous aimez ce qu'ils font mais vous vous demandez pourquoi c'est toujours pareil ?

Ils vous faut du changement, mais pas un changement radical, non ; juste un son qui ait envie de vous surprendre et dont la seule prétention ne soit pas celle de vous faire sauter dans tous les sens.

Bienvenue dans l'univers de The Boxer RebellionBoxer.

Comme je suis l'heureux possesseur d'une guitare et vu que ça fait des lustres que j'essaye sans succès d'en sortir des sons mélodieux et aériens, j'ai été littéralement scotché sur place en entendant l'intro de We have The Place Surrounded (qui pourrait se traduire par "Sortez les mains en l'air, vous êtes cernés").

Ce morceau est plein d'une énergie contenue, de violentes bourrasques de guitares assénées le plus simplement et le plus flegmatiquement du monde (le groupe est anglais, en même temps). La voix s'élève, s'énerve, mais reste toujours au bord du précipice.

Alors, bien sûr, tant de beauté peut provoquer un risque de dépendance lourde. On peut donc se rassurer en allant écouter les autres morceaux d'Exits, leur premier album sorti l'année dernière, ici, ou encore essayer de trouver d'autres photos de Nathan Nicholson, le chanteur, sur leur site officiel. Bonne nouvelle : ils sont en train de mettre la touche finale à leur deuxième album et il devrait bientôt voir le jour.

Sur ce, un autre morceau sympa et bonne nuit !

Posté par A Dude à 21:18 - Song Neuf - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2006

Dave Chappelle's Block Party

Mon premier post sur du rap ?

Eh oui, mais il y a urgence. Un film disparaît peu à peu des salles et il faut absolument courir le voir si on est un tant soit peu intéressé par la culture américaine.

Dave Chapelle, comique US avec beaucoup d'argent et beaucoup d'amis dans le rap, a décidé de se faire plaisir en organisant un concert de quartier et en les invitant (les amis) à venir y faire la fête. Il a donc sorti son chéquier, mis 3 000 000 $ sur la table, appelé Michel Gondry pour filmer le tout, et c'est ainsi que le 18 septembre 2004, à Bed-Stuy, un petit quartier noir de Brooklyn, les meilleurs rappeurs du moment se sont réunis pour un concert événement devant un petit millier de personnes.

Block_PartyQu'est-ce donc que Block Party ?

De la musique, avec la crème du rap (Common, Kanye West, Mos Def, Dead Prez, The Roots, Erikah Badu et les Fugees, qui se retrouvaient pour la première fois depuis sept ans !), du documentaire, avec une plongée dans la culture noire et une galerie de personnages hors du commun (dont un serveur/rappeur/tombeur de ces dames), ainsi que de la politique, avec des prises de positions contre la guerre en Irak et pour la défense des Noirs d'Amérique, les "OVs" (Original Victims of Terrorism, comme les appelle Fred Hampton Jr., fils d'un militant des Blacks Panthers mort assassiné).

Qu'y-a-t'il de si bien dans Block Party ?

Comme les musiciens présents se connaissent et jouent tous ensemble depuis des années, les passages musicaux ne ressemblent à aucun autre concert filmé. On est amusé de voir à quel point la scène est un moulin, une agora où les musiciens se croisent, se parlent, échangent avec le public, tout en jouant une musique insensée ; s'ils se contentaient de rapper, on les applaudirait des deux mains, mais ces artistes-là ont les plus belles voix, les plus beaux sons et les engagements les plus sincères du moment.

De plus, comment résister au charme de Mos Def (qu'on connaissait comme acteur dans Evolution, Hitchhiker's Guide to the Galaxy et plus récemment dans 16 blocs), qui un coup, pousse la chansonnette, un coup joue de la batterie et un coup laisse la parole à un militant ? Comment ne pas fondre devant Wyclef Jean qui improvise une chanson pour les jeunes d'une chorale avec les thèmes proposés par ces derniers ?

Tous les gens à l'écran sont d'une sincérité désarmante, touchante et c'est tellement communicatif qu'on ne peut que remercier Dave Chapelle d'avoir réussi à monter un projet aussi ambitieux et on ne peut que féliciter Michel Gondry d'en avoir profité pour pousser les frontières du concert filmé et d'avoir transformé ça en événement à la Woodstock.

Pour la petite histoire, comme Columbia Records, le label de Lauryn Hill, refusait que celle-ci chante son répertoire au concert, Dave Chapelle a poussé le vice jusqu'à convaincre les Fugees de se réunir, alors qu'ils étaient en froid depuis sept ans. Exit les singles de la dame, donc, mais on a du coup droit à Nappy Head et surtout Killing me Softly, la reprise de Roberta Flack qui fit leur succès à la sortie de The Score.

Lauryn Hill chantant Killing me Softly accompagnée par Wyclef Jean à l'orgue puis à la guitare est un pur moment qui justifie à lui seul qu'on se déplace dans une des dizaines salles en France qui diffusent encore ce bijou.

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05 octobre 2006

Après minuit, c'est la nuit

Ceux qui écoutent la radio le savent aussi bien que moi ; la nuit, la programmation est bien meilleure.

Les bloggeurs et bloggeuses que j'imite dès aujourd'hui le savent mieux que moi ; la nuit, c'est souvent le seul moment qui reste pour se lâcher. C'est aussi le seul moment du jour où le temps s'arrête et où on se retrouve enfin. C'est ce moment que je choisirai pour vous parler de ce qui m'émeut, de ce qui me choque et de ce qui m'inspire.

L'ambition de ce blog est que les découvertes de mes jours arrivent jusqu'à vous et, pourquoi pas, aillent jusqu'à illuminer vos nuits, quand les lumières sont éteintes.

Posté par A Dude à 23:11 - Pourquoi ? - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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